Le théâtre c’est ma passion

 

Pour la 14ème  édition du Festival Quatre Chemins, le jeune comédien et metteur en scène Miracson Saint-Val présente un texte de Julien Mabiala Bissila: Chemins de fer. Entre les jeux d’acteur et son imagination artistique, on retrouve un Miracson  qui se laisse vaciller entre ces divers rôle jusqu’à trouver son équilibre. Si Miracson est comédien, metteur en scène, s’il a pu faire découvrir ses talents lors de ses divers prestations, il n’est pas toujours à son aise quand il s’agit de parler de lui. 

 

1- Comment peut-on parler de vous? De votre parcours dans le milieu professionnel de l’art ? 

 

De moi, je ne sais pas. Je ne crois que je sois une exception sur lequel on peut coller un mot qui résonne comme une particularité. Je suis juste un comédien qui travaille. Travailler n’est pas exceptionnel, c’est une responsabilité. 

 

2- Votre travail dans le théâtre date de quand? 

 

Cela fait plus d’une dizaine d’année que je fais ce métier. Cela ne représente pas beaucoup par rapport à ce que j’aimerais faire. Le théâtre c’est ma passion. Je me sens vivant quand je répète, quand je suis sur une scène. Ces années d’expérience et d’apprentissage ne sont que le début d’un rêve, d’une carrière, d’un vaste champ expérimental que je demande en cadeau à l’univers, au « Gran Mèt ». 

 

3- Pouvez-vous parler un peu de « Chemins de fer» ? Pourquoi l’avoir choisi ? 

 

« Chemins de fer » est un texte de Julien Mabiala Bissila. En 2016 J’ai été au festival des francophonies à Limousin dans lequel Quatre Chemins était l’invité d’honneur. Et là, j’ai vu un spectacle de Julien « Transe ». C’est ce qui m’a poussé vers lui. Chemins de fer est l’histoire de cet homme poursuivi par ces souvenirs. Par les mots. Par cette guerre qu’il a connu et qui est tatoué dans sa peau. Ce texte m’a permis de retrouver des souvenirs de 2004 « Epòk rat pa kk ak lapolis ». Il y a des moments où j’étais coincé dans la maison avec les bruits de balles ; les corps que l’on rencontrait par surprise ; etc. « Chemins de fer » n’est pas que l’histoire de Julien et de son pays, c’est aussi la mienne. 

 

4- Peut-on parler, vous concernant, d’une méthode de mise en scène ? 

 

Mes rencontres avec Pietro Varrasso dans le cadre des stages de recherches sur le théâtre et rituel baptisé « Ethno drame » ont poussé une porte qui s’ouvre sur une voie dans mon travail. J’ai décidé de continuer cette recherche et du coup me redécouvrir. Redécouvrir mon pays et ses rituels. Et toute cette vie organique, rafraichissante qui est là et qui ne demande qu’à être embrassée. Il y a des éléments auxquels j’accorde beaucoup d’importance. Le chant. Ce dernier est un espace sensible de rencontre entre acteur, entre acteur et public. 

Je dois dire que j’expérimente. J’expérimente ce que j’ai appris au cours de mes différentes formations, ce que d’autres partagent dans les livres mais aussi ce que je découvre à chaque fois dans des moments d’observations, d’écoute de rituel et de transe. 

 

5- Qu’est ce que ce la représente pour vous de participer à la 14 e édition du festival Quatre Chemins ? 

 

Le festival des Quatre Chemins est un espace de manifestation de la vie artistique en Haïti. Cela me fait plaisir d’y prendre part. De rencontrer d’autres professionnels et aussi de te redire encore une fois que ce que tu fais a du sens et vaille la peine. Je dis cela parce que souvent, ici en Haïti, on se pose la question A quoi ça sert de faire ce métier ? S’adonner à une vie théâtrale ici, on dirait sceller son destin avec la pauvreté, le sentiment de ne rien accomplir. Et pourtant, plus que jamais, nous avons besoin de théâtre dans ce pays. Faire du théâtre dans ce pays est un combat qui n’est pas perdu d’avance et voilà pourquoi des événements comme le festival Quatre Chemins existent encore.

 

 

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