Programmation 2014

 

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Brakoupe

de Syto Cave

Auditorium Sainte Rose de Lima

Entrée : 150 Gourdes

25, 26, 27 novembre à 6hPM

Il est une fadaise, une question creuse, un débat dénué de sens, faux, qu’on voudrait taire une fois pour toutes. Cette question mille fois répétée par ces pessimistes inconscients : Ici y a-t-il théâtre ? Voilà donc une hérésie qu’un grand bonhomme, Syto Cavé, avec sa persistance silencieuse, son art, dément. Syto Cavé est le bon exemple vivant de ce mensonge. En s’asseyant pour écrire plus d’une vingtaine de pièces pour la scène, il met en joug, éteint pour nous une fois pour toutes, cette ineptie. Et voilà donc la raison pour laquelle on n’a pas trop eu à réfléchir quand il a fallu se fixer sur cet homme de parole, ce poète, celui à qui Quatre Chemins doit son nom, un festival vieux de onze ans déjà, dans un pays où il n’y a presque plus rien de vieux. Vivant son petit bonhomme de vie, sans faire de bruit, se contentant seulement de nous marquer par sa poésie lancinante, ahurie, rêveuse, Syto Cavé est sans conteste le dramaturge poète haïtien le plus important, et qu’on oublie trop souvent. Il nous revient ici avec Brakoupe, un des textes les plus importants du répertoire théâtral haïtien contemporain. Syto Cavé, grand manitou de la langue, son domaine, l’un des hommes de théâtre les plus respectés de toute la Caraïbe francophone, notre grand ours à nous, nous revient avec une de ces pièces les plus célèbres. On connaît la passion d’un Syto Cavé pour le théâtre dans le théâtre, d’un Pirandello, son regard pour Brecht, son attachement à Samuel Beckett… Ici, il nous sert avec brio un jeu de dérision, de distanciation des plus réussis. Comme avec lui, toujours, on n’en sort, réfléchi, heureux, grand sourire délectable !   

Avec Ernst SAINT-ROME, Bonel AUGUSTE, Bertrand ROY 

Musique : Gaguy Dépestre

Moi, au bout de l'exil

Texte collectif

Mise en scène de Johny Zéphirin

Centre d'art (rue Roy)

Entrée : 150 Gourdes

1, 2 et 3 décembre à 6hPM

On pourrait appeler ce spectacle Johny got his gun/Johnny s’en va-t-en guerre, le très célèbre film de l’américain Danton Trombo. Notre Johny Zéphir lui n’est pas parti à la guerre mais c’est tout comme. Johny Zéphirin s’en est allé aux Gonaïves, les Gonaïves que l’on sait, ville souveraine, sèche parfois. Il a habité la ville, y a résidé un mois, puis l’a laissée pour s’y rendre une fois encore, deux fois, trois fois, incessamment, jusqu’à ce que la ville finisse par l’adopter, les gens aussi. Il nous revient donc avec un spectacle très sensible écrit par des gens qu’on dit handicapés, des gens comme nous, peut-être même parfois plus forts que nous. 

 

Johny Zéphirin est comédien, conteur et metteur en scène haïtien. En 2005, il collabore à la mise en scène collective de Vyolans Maske et complète sa formation en 2006 au Petit Conservatoire. Il est chargé de créativité du festival interculturel de conte : kont anba tonèl. Johny fait partie des huit lauréats de la résidence de création Par Quatre Chemins 2014..

Avec Galiote Saint-Louis, Julaine Noélus, Rénalda Emile 

Scénographe et assistant à la mise en scène : Marc Wesly Anastal

L'éternité de Madame R

Texte et mise en scène de Michèle Lemoine

FOKAL

Entrée : 150 Gourdes

27, 28 et 29 novembre à 6hPM

Voilà donc un théâtre qui nous met face à notre dénuement. Une pièce puissante programmée explicitement pour faire tomber nos ruines. Un théâtre qu’on aimerait voir, revoir, en discuter, partager avec d’autres. Pourtant le dispositif est simple : des images d’archives, puis trois femmes. Et nous voilà face à l’obscurantisme vécu trente ans, la dictature du père, du fils ressuscité, celle qui a tué, tue encore et laissée un pays ankylosé. Notre mémoire si trouée en prend un sacré coup. Un spectacle donc essentiel, indispensable. Ce cadeau nous est donc offert par Michèle Lemoine, dans un grand retour de la puissante Magali Denis, Joséphine Denis, qu’on a le bonheur de découvrir, puis la magnifique Sarchenka Anacacis. 

 

Née à Port-au-Prince (Haïti), Michèle Lemoine est titulaire d'une maîtrise de Lettres Modernes et d'une licence d'Etudes Théâtrales. Elle travaille à la fois dans l'audiovisuel et le théâtre et a dirigé pendant deux ans la section théâtre de l'Ecole nationale des arts (ENARTS) de Port-au-Prince. Elle a également évolué en tant que comédienne et assistante technique du centre dramatique de l'Institut français d'Haïti durant plusieurs années. En 2007, elle met en scène Les monologues du vagin d'Eve Ensler. Elle est actuellement responsable des sections spectacle et audiovisuel à la fondation Connaissance et Liberté (FOKAL).

Avec Magali Comeau Denis, Joséphine Denis, Sachermka Anacacis

Vidéo : Tatiana Magloire

Fabrique du commun

Avec le Collectif Kom.Post - Camille Louis

Café Philo

Entrée gratuite

27 novembre à 5hPM

Composé d'artistes et chercheurs de provenances (disciplinaires et géographiques) diverses, le collectif kom.post travaille moins sur le « geste » de l'artiste, moins sur la «participation » du spectateur que sur ce qui se produit toujours « entre », dans l’hétérogénéité des positions: l'expérience artistique dans toute sa pluralité. Afin de remettre en partage ce mode de composition partagée depuis les différences, le collectif a inventé un dispositif nommé la Fabrique du commun et qui consiste en effet, en la création d'un espace « horizontal » qui brise les frontières entre les différents types de parole (celle du spécialiste et de l'amateur ; du professeur et de l 'étudiant, de l'artiste et du spectateur) pour les replacer, à niveau égal, « autour d'une table » composée par la variété des sensibilités, des paroles et des attentions.

Repensée à chaque fois en fonction du contexte d'intervention, c'est sous une forme et une question que lui insuffle le terrain d'Haiti où la fabrique du commun vient s'installer durant le festival « Quatre chemins » qu'elle s'ouvrira au public le jeudi 27 novembre au café Philo. La dramaturge et philosophe Camille Louis, initiatrice du collectif, viendra à la rencontre du pays, de ses histoires plus que de son Histoire, auxquelles elle se rendra attentive par une série de rencontres menées à travers le territoire et toutes impulsées par cette question qui sera remise en partage de tous le 28 : comment passer de la cohabitation de nos amnésies individuelles à la composition d'une mémoire partagée ? Le travail d'immersion sensible et sensé nécessaire à la composition de cette fabrique se fera en dialogue intime avec le professeur Etienne Tassin et son groupe d'étudiants de Port au Prince qui deviendront de précieux contributeurs de la fabrique des récits qu'engage et/ou implique celle du commun. Nous vous invitons à rejoindre l'une des tables de cette conversation partagée, où l'égalité des voix se maintient et se produit dans l'hétérogénéité des participations sans laquelle aucun « commun » ne peut survenir. La soirée commencera par une forme d'immersion dans un bain de témoignages, de paroles collectés ici et ailleurs, d'images familières et pourtant improbables, de toutes ces matières recueillies qui créeront, peu à peu, ce terrain de départ depuis lequel « on peut commencer à parler ». S'en suivront alors différents temps de conversations, impulsés en chacune des tables, singulièrement, mais aussi mises en commun par un dispositif simple de transcription et projection pris en main par les artistes de kom.post. Il suffira de prendre le temps. Le temps de l'attention, de l'écoute et du déplacement qui ne fera peut-être rien d'autre que de nous ramener au plus près de « nous »... Alors, à nouveau, comme au tout début résonnera cette question, persistante et oubliée, qui demeure sans réponse unique : Qui sommes-nous ? Et, au sein de La fabrique qui transforme l'être en devenir nous entendrons surtout : Ici, en commun, que nous fabriquons-nous ? Comment nous créons « nous » ? A présent, oui, « nous sommes au tout début »

 

Née en 1984, Camille Louis, développe son travail à la jonction de la philosophie et de la création scénique, cherchant à repenser sans cesse les rapports entre pratique théorique et pratique artistique. Ainsi, sa recherche sur les reconfigurations du politique et le prisme de lecture que leur offrent les arts, l’ont conduite il y a 5 ans à initier, en tant que dramaturge, un collectif interdisciplinaire du nom de kom.post et le travail qu’elle mène avec lui nourrit en retour son travail de thèse mené à Paris 8 (où Camille enseigne depuis 2 ans) sous le titre «  la recomposition du Politique dans la décomposition des politiques ». Soucieuse de repenser sans cesse les relations entre création et réception et les conditions faisant de l’expérience artistique une «  fabrique du commun », elle invente, dès le début de sa carrière de dramaturge et pour chacune de ses expériences de plateau, des objet réflexifs aux formats variés allant de l'atelier avec spectateurs, à la création de revue (Centquatrevue) en passant par différents dispositifs de conférence performative, permettant les croisements dialogiques interdisciplinaires. Actuellement en résidence à la Cité Internationale des arts, elle y mène un travail de réécriture-fiction autour d’archive « Des lacunes miraculeuses » où la question de la mémoire singulière et collective est, comme pour sa proposition de Fabrique du commun en Haïti, déterminante.

Mèt Minui

Texte de Josué Milord dit Murat

Mise en scène de Syto Cave

FOKAL

Entrée : 150 Gourdes

2, 3, 4, 5 décembre à 6hPM

Men Murat tounen an Mèt minui, an Charles Oscar, an Madan Bruno, an Talon kikit… Qui saurait pour nous énumérer ces personnages mythologiques haïtiens, bien plantés dans notre urbanité, notre imaginaire de citadins, certains hautement fictifs côtoient d’autres qui vraisemblablement ont existés, comme l’extravagante Madan Bruno, ou l’étrange Charles Oscar. Murat est le maître de la nuit (Mèt Minui). Il sort de son silence nocturne, d’errant pour nous montre à quel point il a traversé de chemins. Ses pieds bien ancrés dans la terre des lougawou d’ici, des bakoulou baka, et la tête touchant le ciel, être sur-dimensionnnel, forçant le regard, la peur, la dérision. 

 

Josué Milord est un vieux loup de la scène théâtrale haïtienne. Membre de la célèbre troupe d’Hervé Denis depuis sa fondation en 1986, il joue avec elle « Et les chiens se taisaient », « La tragédie du Roi Christophe » et participe au 50e Festival d’Avignon en 1996. Il fait une apparition dans le téléfilm de Raoul Peck (Moloch Tropical, 2009). Habitué des mises de Syto Cavé il nous revient dans une vibrante interprétation du monologue « Mèt Minui ».

Interprétation : Murat 

Bruitage : Samba Zao

Gouverneurs de la rosée

Texte de Jacques Roumain

Adaptation et mise en scène de Daniel Marcelin

Le Villate (Pétionville)

Entrée : 150 Gourdes

3 et 4 décembre à 6hPM

Tiré du roman haïtien le plus traduit à travers le monde, c’est une histoire ancienne mais elle n’est pas oubliée. Et c’est pourquoi, à partir d’une mise en abime, ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui révèlent l’histoire, qui place chaque décor. Dans ce travail le point de vue de Stéphane Arnold, critique littéraire québécois est retenu ; Manuel ne représente pas Emmanuel « le Christ noir », mais le manuel, le livre, ou encore l’Homofaber (Karl Marx). La mise en scène est fortement inspirée du réalisme socialisme mais les personnages sont bien réels. Le romantisme de l’auteur, toute l’esthétique de Jacques Roumain sert d’enveloppe au travail, il l’accompagne et le rend plus présent. Anaïse est le symbole de la femme haïtienne, cette militante pour l’être. L’histoire est racontée par Délira, la mère courage, celle qui porte le rythme du spectacle. La représentation est aussi faite avec de vraies machettes. Elles ne sont pas des armes mais le prolongement du bras de chaque homme assumant son rôle d’habitant sérieux sachant que la terre est sa liberté.

 

Daniel Marcelin est né le 17 août 1958 à Port-au-Prince (Haïti), Daniel Marcelin fut notamment l’assistant de Gabriel Garan au TILF (Théâtre International de langue Française, Paris), et très impliqué dans la compagnie Hervé Denis. Daniel est formé au mime en France et au Japon et sa formation théâtrale est assurée par Jean-Paul Miculau en Haïti et en France. A Port-au-Prince, Daniel a créé un cours privé depuis 1999 - le Petit Conservatoire de Port-au- Prince. - avec lequel il dispense tant bien que mal une formation à l’art dramatique en quatre ans. Il est secrétaire de rédaction et animateur à Radio Métropole, passionné et spécialisé dans le jazz. 

Avec Taïna Dachkar Ambroise (Délira) ; Espéranda Bidonne (Anaise) ; Danilov Thélisma (Manuel) ; Libonet Fénélus (Bien-Aimé) ; Miracson Saint-Val (Gervilain) Lesly Maxi (Larivoire) ; Ashley Dor Ornis (jeune) ; Innocent Régis (jeune)

Assistante metteuse en scène : Kettelonne Pamphile ; Scénographe : Stéphane Colin

Costumier : Donel Charles

Conseiller artistique : Jean Marie Ronald C. Paul

27 750 Km² Lanmou

Texte et mise en scène de Chelson Ermoza

Salle PYEPOUDRE

Entrée : 150 Gourdes

27 et 28 novembre à 6hPM

Qui dit que le séisme du 12 janvier 2010 a vraiment eu lieu ? Qui a dit que cela n’a pas été inventé de toute pièce ? Qui dit que ce n’est tout simplement pas un rêve étrange, collectif, un détournement des esprits, du subterfuge, un conte ? Chelson Ermoza doute, semble douter en tout cas, lui, sur ce sujet qui pour certains n’ont aucune incertitude. Pour cela qu’il est parti chez le plus grand des sorciers, Antoine des Gommiers, à Jérémie, le plus loin que possible, pour sonder cette vérité. Le projet de contes pour le séisme est une sorte de retrouvailles avec des gens de la ville de Jérémie, afin d’échanger les différentes histoires et témoignages vécus et entendus sur le violent séisme du 12 janvier 2010. L’immensité du désastre qu’a pu causer ce séisme tant au niveau des espaces physiques du pays et au niveau psychologique du peuple haïtien est sans conteste énorme. Alors, c’est de cette énormité qu’est née l’idée de ce voyage loin de l’épicentre du séisme (L’Ouest), qui avait pour but de trier quelques grains de rêves parmi les blessures ; de ces grains écrire quelques contes parmi toutes ces histoires que racontent les gens sur ce drame qui a subjugué le pays, voire le monde entier.

 

Chelson Ermoza, auteur, metteur en scène, comédien, conteur, intègre en 2000 la compagnie Coscène, et fonde un an plus tard, avec des amis artistes, la troupe Foudizè Théâtre. Formé au Petit Conservatoire de Port-au-Prince, Chelson suit également plusieurs formations avec des professionnels haïtiens et étrangers. Il a notamment joué des spectacles de contes, Senjan, Mètrès dlo et Istwa Dife Flanbo, Zangi Giyon ak Prensès Atelina, dans le cadre des differentes editions du Festival Kont Anba Tonèl organisé par Foudizè Théâtre. Il est membre fondateur de la Brigade d’intervention théâtrale (BIT-Haiti). Il participe aux 7ème Jeux de la Francophonie à Nice, catégorie conte.

Avec tous les jeunes

Assistant à la mise en scène  : Billy Elucien

Percussions : Kesner Desrivières

Régie Lumière, Farid Sauvignon

Décors : Dieulifète Elicien

Portrait nocturne des rêves

Performance vidéo de Beatriz Munõz

Yanvalou

Entrée gratuite

30 novembre à 8hPM

Voilà qu’une artiste, après avoir parcouru les hauts lieux d’art contemporain (Guggenheim) du monde, viendra ici dans les rues de Port-au-Prince, nous sonder. Beatriz souhaite parcourir la ville armée de sa caméra et rencontrer les habitants dans la simplicité silencieuse de la nuit. Jouir de la complicité de l’heure pour les écouter, et parler sans s’administrer le devoir de les comprendre. Parler de leurs rêves et restituer l’audace d’en avoir encore. Dans l’intimité que propose la nuit, Beatriz Muñoz veut approcher l’inconscience collective de Port-au-Prince. 

 

Pour elle, l'appareil photo est comme un outil qui peut à la fois révéler et fabriquer la réalité. Vidéaste originaire de San Juan, Beatriz santiago Munõz est une fabricante de films et de vidéos. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences humaines à l'Université de Chicago en 1993 et a reçu son MFA de l'Ecole de l'Art Institute de Chicago en 1997. Beatriz Santiago Muñoz a eu des expositions solo à Espacio 1414, San Juan, Puerto Rico (2008 ) ; la Triennale Poli/Gráfica de San Juan, Puerto Rico (2011) ; Materia Prima, Centro de Arte Contemporáneo, Quito (2013), etc.

"Chantons Chansons Syto"

Soirée - chansons

Le Villate (Pétionville)

Entrée  : 1000 Gourdes

5 décembre à 7hPM

Peinture : André Normil

Il ne s’agira pas d’une soirée d’hommage à Syto Cavé. Mais plutôt un yanvalou pour celui qui a tant légué à la littérature haïtienne, à la chanson, et surtout au théâtre. Boulot Valcourt sera bien sûr présent pour nous interpréter la célèbre « La Pèsonn », Alan Cavé n’omettra pas d’exécuter « J’ai besoin de toi » et Wooly St-Louis Jean couronnera l’instant par plus de cinq titres écrits par l’auteur « Fanm nan bèl »... Une soirée chansons tout syto, de titres tirés de sa plume.

 

Cette soirée tient aussi lieu de cérémonie de collectes de fonds pour la poursuite l’année prochaine de l’aventure des Quatre Chemins, qui malgré ses onze années d’existence ne jouit d’aucun fond de fonctionnement. Venez donc nous soutenir !

Assistante : Emmanuelle Nizou

Lectures / Découvertes

Tabataba, ou pourquoi jouer Koltès en Haïti ? Un des textes courts de l’auteur de Dans la solitude des Champs de coton, Tabataba, ici encore l’écriture de Koltès est incisive et intense, les personnages, de la marge, toujours, sondent une réalité si proche de nous, qu’elle nous trouble fortement, forcément.

26 novembre - 6hPM - Institut Français

 

Lecture-performance :"Ce que j'appelle oubli", de Laurent Mauvignier. Texte représentatif de la littérature française contemporaine, à visée sociétale et politique, et à la jonction parfaite de l'écriture et de l'oralité.

3 décembre - 4h30PM - Pyepoudre

 

Lecture d’Etienne Lepage et d’Alix Dufresne : Lecture de « Rouge Gueule » en compagnie du metteur en scène et comédien Billy Midi

1er décembre - 4h30PM - Pyepoudre

 

Vendredi littéraire spécial Syto Cavé : plusieurs lectures des textes, les poèmes, récits courts  du dramaturge poète, orchestrés par lui et d’autres, dont plusieurs inédits : Mort secondaire (son tout dernier monologue), lu par l’auteur lui-même, Le Singe du Dormeur lu par Jean Cajou ; Le Photographe lu par Olivier Coyette…

28 novembre - 6hPM - Centre Anne-Marie Morisset

 

Lecture des textes d’Etienne Lepage dirigé par Billy Midi : « Rouge gorge » et autres textes

 

Lecture de Fatras Baton par Jenny Cadet, Staloff Tropfort, James Saint-Felix, Richardson Morin, Sybille France. 

2 décembre - 4h30PM - Pyepoudre

Conférences / Espaces de croisement

"L'art contre la dictature" par Etienne Cassin

« …les utilisations instrumentales de l'art par les dictatures et leur critique de l'art dégénéré",   se concentrer sur deux choses : comment les artistes portent-ils une critique politique à travers une pratique artistique ; comment l'art, libre par définition, est aussi par définition antidictatorial : l'art, ou le contre-pouvoir. ».

Ancien élève de l’ENS, agrégé, docteur en philosophie, titulaire d’une habilitation à diriger des recherches en lettres et sciences humaines, Etienne Tassin est professeur de philosophie politique à l’université Paris Diderot (UFR de Sciences sociales). Il enseigne la philosophie politique dans le Master « Sociologie et anthropologie politique : politique, culture, migrations » dont il est responsable de la filière « Sociologie et philosophie politique ». Directeur de l’école doctorale « Economies, Espaces, Sociétés, Civilisation : Pensée critique, politique et pratiques sociales » (ED 382), il assure l’encadrement doctoral du Doctorat de science politique, spécialité Philosophie politique. Chercheur au CSPRP (Centre de Sociologie des Pratiques et Représentations Politiques), il est membre du conseil d’administration de l’Institut des Humanités de Paris (IHP). Spécialiste de la philosophie de Hannah Arendt à l’œuvre de laquelle il a consacré plusieurs ouvrages, ses travaux de recherche portent aujourd’hui prioritairement sur l’action politique, les formes contemporaines du cosmopolitisme et les expériences de subjectivation politique qu’elles suscitent.

25 novembre - 10h30 - Bibliothèque Nationale

 

"Philosopher en plateau" de Camille Louis.

Depuis sa double position de philosophe et de dramaturge, Camille Louis tentera de conter le récit d’un déplacement qu’a dû opérer une certaine philosophie contemporaine pour continuer à penser Le politique dans ses mouvements et reconfigurations, au-delà de « La Scène » politique politicienne ou de la Science politique et ses critères figées de Représentation. Quels autres plateaux doit-elle se trouver et s’inventer pour, tout simplement, continuer à penser en mouvement? Continuer à faire entendre, dans des dispositifs de re-présentations quels qu’ils soient, ce sans quoi ils ne prennent ni forme, ni vie: les « présentations » au sens de présences en action? 

26 novembre - 10h30 - Bibliothèque Nationale

 

« Notre besoin de fiction(s) est impossible à rassasier » de Olivier Coyette

« Sur le besoin d'écriture et de littérature : comment la lecture nous permet une meilleure connaissance de nous-mêmes et une vision agrandie du monde. »

2 décembre - 10h30 - La Pléiade

 

 "Vodou et Performance" avec tous les artistes invités

 A la lumière du célèbre essai de Franck Fouché « Vodou et Théâtre ». En quoi la performance est-elle, selon Fouché, un jeu de transformation, de performance devançant le jeu formel, appris ?

28 novembre - 10h30 - Bureau national d'éthnologie

 

"La profession Artiste : entre son parcours intime et la nécessité collective ?" de Caroline Berliner 

27 novembre - 10h30 - Bilbiothèque Nationale

 

Ateliers sur la Convention de l’Unesco par Tatiana Villegas Zamora

Comment obtenir des subventions auprès de l’Unesco ? Quel place donnée à l’industrialisation culturelle dans nos demandes de financement ? Toutes ces questions vont être éclaircies au cours des ateliers proposés par l’Unesco à tous les acteurs culturels du pays intéressés à la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles…

4 décembre - 10h30 - Bilbiothèque Nationale

 

Le Gwo-Ka, musique vaudou de la Guadeloupe par Klod Kiavué

Klòd Kiavué est un musicien guadeloupéen, auteur-compositeur-interpète, percussioniste et bassiste. Membre-fondateur de la formation Wopso ! dont le 3ème album est sorti en 2010.

Sa collaboration musicale avec l'américain David Murray démarre au milieu des années 1990. Elle conduira à l'enregistrement de 4 albums et à de nombreuses tournées à travers le monde. "Gwotèt" est le 3ème album d'une aventure qui se poursuit.

5 décembre - 10h30 - Bureau national d'Ethnologie