En amont du festival

 

Vernissage : Lundi 4 Novembre, 4h PM | IFH

 

EN SCÈNE – Saisir l’invisible

Cela fait douze ans que je travaille à Fokal, principalement dans le domaine des arts vivants. J’ai programmé, parfois accompagné, presque toujours regardé des artistes de théâtre. Certains sont partis ou ont changé de métier, d’autres sont restés, sont arrivés, arrivent encore. Ce qui demeure, c’est leur extraordinaire vitalité, leur désir impérieux de créer, même aux heures les plus désespérées.

 

Durant ces années, des photographes, pour la plupart membres du Collectif K2D, ont tenté de capturer ces interprètes en scène. C’est un art difficile, car il ne s’agit pas de « reporter » les spectacles, mais de saisir cet « invisible » des corps, en action, en présence, en émotions... Quelquefois cet invisible est saisi par pur hasard, parce que l’image arrive à immobiliser dans son mouvement et dans son intention cet instant éphémère où l’interprète se révèle dans sa plénitude, dans sa multiplicité, et que cette image peut alors faire rêver qui la regarde.

 

L’image qui saisit l’invisible est alors plus qu’un souvenir, plus qu’un témoignage : elle raconte une histoire, celle du spectacle, celle des corps, des émotions, des sensations, celle d’un instant, celle d’une éternité, celle des interprète, et – au-delà de cet instant si fugitif - celle d’une humanité…

Voici donc une sélection de photos d’artistes en scène, accompagnée de quelques citations sur le théâtre et de notes personnelles. 

Michèle Lemoine

 

Conception Michèle Lemoine et Valérie Baeriswyl | Scénographie Valérie Baeriswyl | Avec la collaboration de Josué Azor | Photographies de Josué Azor, Valérie Baeriswyl, Edine Célestin, Yves Osner Dorvil, Fabienne Douce, Pierre-Michel Jean, Laurent Jean-Charles Géraldine Le Carret, Réginald Louissaint Junior, Jeho Nephtey-Abraham, Moïse Pierre Georges Harry Rouzier

Projéctions, en collaboration avec Mardi doc. et Ciné mardi

Mardi 5 Novembre, 7h PM | IFH

HAÏTI, CHRONIQUE DES FEMMES OISEAUX,  de Michèle Lemoine (Documentaire), Kreol Production, 52 min

Dans les camions qui assurent le transport collectif en Haïti, des groupes de femmes s’entassent, juchées tant bien que mal sur d’énormes sacs de marchandises. Appelées communément Madan Sara, comme cet oiseau nomade, proche du moineau, qui se nourrit de céréales et repère infailliblement la nourriture où qu’elle se trouve, elles sillonnent continuellement les routes pour les besoins de leur commerce. Elles assurent, avec des moyens archaïques et dans des conditions très rudes, la collecte, le transport et la distribution des produits indispensables à la survie quotidienne des haïtiens.

Mardi 5 Novembre, 5h PM | Fokal

 

CE QU’IL RESTE DE LA FOLIE, de Joris Lachaise (Documentaire, France, Sénégal), 2014, 1h33

C’est à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye, dans la proche banlieue de Dakar, que nous introduit la caméra de Joris Lachaise, en compagnie de l’écrivaine et cinéaste Khady Sylla. À travers son expérience vécue de la maladie mentale et de ses traitements, le film cherche à explorer une histoire récente du Sénégal : la décolonisation de la psychiatrie.

La projection sera suivie d’une discussion sur les rapports entre médecine moderne et traditionnelle dans la prise en charge des maladies mentales. Avec l’AHPsy.

 

Mardi 12 Novembre, 5h PM  | Fokal

TARNATION, de Jonathan Caouette (Documentaire, USA), 2003, 1h28

Tarnation est l’enfer vécu par Jonathan Caouette, né en 1972 à Houston, Texas dans une famille éclatée par de multiples crises, dont les séjours en hôpital psychiatrique de sa mère. Avec créativité, le réalisateur construit un essai formel remarquable sur base des films amateurs, messages sur répondeurs et vidéos qu’il tourne et collecte depuis ses 11 ans. Il y enregistre sans limite ses états de joie et de douleur pour donner à voir une œuvre intimiste et flamboyante. 

La projection sera suivie d’une discussion sur l’impact de la maladie mentale sur la famille et les proches. Avec l’AHPsy.

Mardi 12 Novembre, 5h30 PM | IFH

TCHALA, L’ARGENT DES REVES, de Michèle Lemoine (Documentaire), Dominant 7 Productions, 49 min

Tchala, l’argent des rêves est un voyage à travers l’univers de la borlette. Ici, on parie sur les rêves : si on rêve de sa mère, on joue le 33, de chaussures, le 88… et le Tchala, le livre qui répertorie les songes et les numéros correspondants, est la bible des joueurs de borlette. Presque tous les haïtiens y jouent. Et jouer est parfois la seule solution pour ceux qui n’ont plus que leurs songes à investir. Dans cette île arrivée au bout de la misère, la borlette est un système de­ survie fondé sur l’imaginaire. Jeu d’argent et de rêves, elle accompagne le quotidien désenchanté d’un pays en faillite, livré au chaos, et condamné à vivre du hasard. 

 

Mardi 19 Novembre, 5h PM | Fokal

QUELLE FOLIE, de Diego Governatori, (Documentaire, France), 2018, 1h27

Aurélien est charmant, mais il est tourmenté. Aurélien est volubile, mais il est solitaire. Aurélien se sent inadapté, mais il a tout compris. Aurélien est atteint du syndrôme autistique d’asperger. Parmi les symptômes, une utilisation atypique du langage qui complique son intégration dans la société. Sa parole témoigne en effet d’une certaine difficulté à incorporer les codes qui régissent les liens et les interactions sociales, ce qui l’exclut de ce fait de toute altérité durable. Filmé par son ami, il a délié sa parole, libérant un chant d’une intensité prodigieuse, un miroir tendu vers nous.

Suivie d’une discussion sur les troubles autistiques. Avec l’AHPsy.

 

Mardi 19 Novembre, 5h30 PM | IFH

 

L’ENFER, de Claude Chabrol (Fiction), 1h40

Tout sourit à Paul: il devient enfin propriétaire de l’auberge où il travaillait et épouse Nelly, une des plus belles femmes de la région. Celle-ci lui donne bien vite un enfant. Mais Paul a des problèmes de dettes et subit la concurrence d’autres aubergistes. Il se met à boire de plus en plus, et surtout il est persuadé que Nelly le trompe. Il finit même par entendre des voix qui le lui affirment, jusqu’à en devenir littéralement fou.

Spectacles

 

Vendredi 8 Novembre, 5h30 PM  | IFH

CINEVOLUTION, En rit au cinéma, de et mis en scène par Jean Fritz Junior Odné – Théâtre (Haïti)

Jacques ne connait rien à l’audiovisuel.  Mais poussé par son obsession de devenir célèbre, il décide de réaliser un film. Pas n’importe quel film : un film improvisé avec marionnettes. Pour réaliser ce rêve un peu fou, il appelle son ami, Tony, marionnettiste, ainsi qu’une équipe technique.

Silence ! Moteur ! Ça tourne ! 

 

Ecriture et mise en scène de Jean Fritz Junior Odné | Avec Billy Désir, Farid Sauvignon | 55 min

 

Mercredi 13 Novembre, 5h30 PM | IFH 

DOMITILA, d’après « Si on me donne la parole » de Domitila Barrios De Chungara, adaptation et mise en scène par Rolando Etienne – Théâtre (Haïti, Bolivie)

La problématique des mines représente un sujet assez peu discuté en Haïti. Pourtant, aujourd’hui, dans ce XXIe siècle de la cybernétique, des hommes et femmes sont encore dans une large mesure considérés comme des bêtes de somme. Domitila Barios s’est battue contre cela. Ses écrits abordent le sujet des mineurs boliviens dans la même veine qu’un certain Emile Zola traitait dans son roman Germinal de la grève des mineurs français. Le texte de Domitilia relate les luttes ouvrières et syndicales dans une Bolivie soumise à une féroce dictature. Sa lutte touche profondément les conditions des femmes, doublement exploitée, à la mine et en tant que femme. 

 

D’après des textes de Domitila Barios De Chungara | Adaptation et mise en scène de Rolando Etienne | Avec Micaëlle Charles | 1h

 

Samedi 16 Novembre, 5h30 PM | IFH

QUELQUE CHOSE AU NOM DE JESUS, de et mis en scène par Rolaphton Mercure – Théâtre (Haïti)

Première pièce de théâtre écrite par le comédien, metteur en scène et slameur Rolaphton Mercure, « Quelque chose au nom de Jésus » interroge la place de la religion en Haïti : « C’est un texte qui part de son lieu de religion, dans le sens étymologique du terme, pour remettre en question voir même jauger les rapports entre deux grands acteurs de socialisation à savoir l’art et la religion. L’artiste est comète et de son état d’être combustible, il a le devoir d’éclairer sa temporalité, parfois il joue au pyromane. »

 

Texte et mise en scène de Rolaphton Mercure | Avec Ralph Valery Alfred, Naïza F. Saint Germain, Kenny Laguerre, France Garine Marcelin, Coutchève Lavoie Aupont et Billy Désir | 1h15

 

Mercredi 20 Novembre, 5h30 PM | IFH

KALIBOFOBO, de Frankétienne, mis en scène par Jacques Adler Jean Pierre – Théâtre (Haïti)

L’image de l’homme politique haïtien en ce début du 21esiècle est de plus en plus ubuesque. La grivoiserie et la bouffonnerie qui se dégagent  de son comportement et de son attitude dépassent de loin ce que l’entendement humain pourrait imaginer. Toute tentative de théâtralisation de son attitude qui devient une mode de vie, relève de la caricature.  Frankétienne a dans la lecture sociologique de la société haïtienne dépeint l’homme politique haïtien tel qu’il est dans sa réalité.

 

De Frankétienne | Mise en scène de Jacques Adler Jean Pierre | Avec Chelson Ermoza et Rolando Etienne | 1h

Vendredi 22 Novembre, 5h30 PM | IFH 

SPECTACLE DANSE – TANBOU TABOU, Cie danse XPression de Linda François 

XPression est une compagnie de production qui évolue en Haïti et à l’international, depuis 2013, dans le but de promouvoir Haïti en général et la culture haïtienne en particulier, en mettant en valeur tous les aspects et domaines du patrimoine matériel et immatériel du pays. A sa tête, Linda François est une danseuse professionnelle d’expérience qui a été façonnée par de grands noms : Jeanguy Saintus, Jean René Delsoin, Gérard Florestal, Lena Blou, Bob
Powers, Kathryn Sullivan pour ne citer que ceux-là. Avec le spectacle « Tanbou TaboU », Xpression expose de façon originale la richesse de ce patrimoine dans notre quotidien de peuple et contribue à faire évoluer le regard que portent les Haïtiens sur le tambour, en mettant en scène symboliquement ses non-dits et ses vérités.

En partenariat avec les Rencontres des Musiques du Monde

Conférences, Tous les hommes sont fous 

Mercredi 6 Novembre, 6h PM | IFH  

 

Projection de « Une voix pour les sans voix » et débat sur la question de la santé mentale, avec l’ISMA

 

Vendredi 15 Novembre, 5h PM | IFH  

 

L’ethnopsychiatrie et l’apport de Louis Mars, avec Ronald Jean-Jacques et Louis-Henry Mars

Lancement du festival

Lundi 25 Novembre – Le Centre d’Art | Entrée libre

 

4h PM Lancement du festival

Coup d’envoi de la 16e édition du Festival 4 Chemins, en présence du Ministre de la Culture et de la Communication d’Haïti et des partenaires de l’Association 4 Chemins.

 

4h30 PMPLAIE, de Guerschon-Hugh Gélin,
 mis en scène par Schneiderson René, Cie Hors-Temps  – Danse, Théâtre (Haïti)

« On parle toujours du changement sans vouloir se changer soi-même. On n’arrête pas de chercher le vrai visage des autres en évitant de voir le sien, on fomente, on domine, on brûle, on tue, on massacre, on dilapide mais cela n’empêche pas qu’on est le premier à pleurer, qu’on est le premier à montrer clairement notre sympathie en cachant nos mains souillés de sang derrière le dos.» Plaie se veut le miroir reflétant la duplicité humaine.

 

Texte de Guerschon-Hugh Gelin | Chorégraphie et mis en scène par Schneiderson René | Avec Jasmine Augustin, Sterlin Tataille, Guerschon-Hugh Gelin, Schneiderson René | 20 min

 

5h PM MITAN POTO, mis en scène par Lesly Maxi – Théâtre de rue (Haïti)

Mitan Poto mêle chants traditionnels haïtiens, exercices corporels tirés de la danse contemporaine et textes engagés traitant de l’importance des femmes et des filles au sein de la société. 14 artistes d’horizons différents (chanteurs, slameurs et comédiens), racontent le combat de celles battues, résignées, forcées à se prostituer, ces révoltées, ces marchandes, ces piliers de notre société.

 

Mise en scène de Lesly Maxi | Avec Odnice Esperanta, Jean Baptiste Kendy, Pierre Kevin, Georges Sabruna, Sarah Jina Penina Midi, Maxi Clairna, Michel Clervois, Desmorne Eunice, Bernot Lwens, Obens Laguerre, Dumesle Daphney, Jeniffer Barbara Mondesir, Massie Anderson, Pierre Hugueton Venel | 20 min

 

6h PM MUSIQUE, avec Rara Silibo Tèt syèl (Haïti)

Venez tous suivre dans les rues de Port-au-Prince cette bande à pieds, au rythme synchronisant du tambour, du tchatcha et d’autres instruments. Fondée en avril 2000 sous l’initiative de Jimmy Paret, Rara Silibo Tèt Syèl est composée de 24 membres, presque tous venants de la rue Moïse à Jalousie. Rara Silibo a plusieurs tubes à son actif dont Grenadier, Solo majeur et nan Lakou a et prépare un test pressing qui annoncera la sortie de son premier disque.

Mardi 26 et mercredi 27 Novembre, 4h PM
Fokal | 150 Gdes

   

VICTOR OU LES ENFANTS AU POUVOIR, de Roger Vitrac, mis en scène par Michèle Lemoine – Théâtre (France, Haïti)

« Cette pièce traduit la désagrégation de la pensée moderne et son remplacement par... par quoi ? Voilà le problème auquel la pièce grosso-modo répond : avec quoi penser ? Et qu’est-ce qui demeure ? » Antonin Artaud. Pour fêter le neuvième anniversaire de leur fils unique Victor, Charles Paumelle et sa femme Émilie invitent un couple d’amis, Thérèse et Antoine Magneau et leur fille de cinq ans. Victor a la taille et l’esprit d’un adulte : il mesure un mètre quatre-vingts et est d’une intelligence exceptionnelle. À l’occasion de son anniversaire, il est décidé « à être quelque chose », à « devenir un homme, ce qui ne signifie rien ». Aussi entreprend-il de démasquer les adultes, dont il dévoile une à une les infamies, les veuleries, les infidélités. Satire corrosive contre le conformisme bourgeois, ses goûts ostentatoires, son culte de l’argent, sa psychologie bêtifiante, ses fausses valeurs, Victor ou les enfants au pouvoir, chef d’œuvre du théâtre surréaliste, a été mis en scène pour la première fois par Antonin Artaud, en 1928. 

 

Texte de Roger Vitrac | Mise en scène par Michèle Lemoine | Assistant à la mise en scène par Eliezer Guérismé | Création lumière par Jean Ronald Pierre assisté de Angela Auguste | Costumes de Louisna Laurent | Réalisation documentaire de Réginald Louissaint Junior | Avec Staloff Tropfort, Yvenie Paul, Néhémie Bastien, Jehyna Sahyeir, Miracson Saint-val, Jenny Cadet, Lesly Maxi, Farid Sauvignon, Anyès Noë, Erika Julie Jean-Louis, Eliézer Guérismé. | Régie son par Ricardo Guillaume | Régie plateau et accessoires par Rachelle Eliphène | Production Association Quatre Chemins / Fondation Connaissance et Liberté – Fokal | 1h50

Mardi 26 et mercredi 27 Novembre, 6h PM
IFH | Entrée libre 

 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORÊTS, de Bernard-Marie Koltès, avec Jean-Erns Marie-Louise

Théâtre (France, Haïti)

Ce texte embrasse bon nombre d’utopies, des plus farfelues comme la défense des loulous qui roulent et tournent à la manière des Jules, jusqu’à la création d’un syndicat international pour la défense des travailleurs étrangers. C’est un soliloque en action, qui parle d’étrangers, de racisme, de zonards et de prostituées qui avalent de la terre dans les cimetières jusqu’à y passer. Une seule, longue phrase, comme une ligne blanche en plein milieu d’une autoroute de paroles. Ici, il est interdit de doubler, une seule voie, la parole, une seule issue possible, l’écoute. « Je vois le plateau de théâtre, écrivait Koltès, comme un lieu provisoire, que les personnages ne cessent d’envisager de quitter. C’est comme le lieu où l’on se poserait le problème : ceci n’est pas la vraie vie, comment faire pour s’effacer d’ici. »

 

Texte de Bernard Marie Koltès | Avec Jean-Erns Marie-Louise | 1h15

Jeudi 28 Novembre, 6h PM
Espace 4 (Terrain basket Debussy, Palman) | Entrée libre  

 

4 : 48 PSYCHOSE, de Sarah Kane, par Anyès Noël – Lecture mise en espace (Haïti, Guadeloupe, Belgique) 

Il y a ce sentiment de perte, de carcans, de frontières sensibles et de solitudes générées et alimentées par un irrépressible besoin d’être aimé, d’aimer et une reconnaissance par là-même. Roland Barthes dit dans son Discours d’un fragment amoureux que la situation d’un amoureux malheureux est comparable à celle d’un prisonnier à Dachau. En cela qu’ils expriment tous deux la violence de la perte de soi. Quand on se perd soi-même que nous reste-t-il ? Partant de cette problématique identitaire, et je fais référence ici à l’Histoire de l’émergence de ces pays de la Caraïbe qui naissent dans un carcan de violence dû à une perte de soi. Qui sommes-nous ? Nous, hommes déportés, charroyés, de terres en terres. Avec sur le dos leurs traditions et rituels. Qui sommes-nous ? Nous, hommes et femmes qui au milieu du chaos ont construit un pays, une autre Culture, à part entière. Et si cette psychose était le mal de tout un pays ? La dimension polysémique du texte comme allégorie de la société sera porté par un dispositif immersif, construit comme un espace mental. 

 

Texte de Sarah Kane | Mise en espace et interprétation d’Anyès Noel | Scénographie d’Elise Villate |1h

Vendredi 29 et samedi 30 Novembre, 4h PM
Fokal | 500 Gdes  

LE MERISIER, de Georges Mauvois, mis en scène par Syto Cavé - Théâtre (France, Haïti)

« Après avoir lu Le Merisier, deux souvenirs me sont revenus : Passionné de théâtre, durant ma formation de comédien, je posai naïvement cette question à mon premier metteur en scène, Gabriel Imbert, feu directeur du Conservatoire d’art dramatique de Port-au-Prince

- Quel serait le meilleur sujet que vous conseilleriez à un jeune désireux d’écrire une pièce?

- Un homme aime une femme, me répondit-il.

Il y a aussi ce vieil adage : “l’amour n’a pas d’âge” ou encore “L’amour est possible à tout âge”. 

Deux souvenirs qu’illustre à mes yeux “Le Merisier”, cette dernière et merveilleuse pièce de Georges Mauvois. Georges Eleuthère Mauvois ! Sujet et objet à la fois. Une plume élégante, claire, jamais frivole, qui retrace habilement le chemin d’un sentiment, l’évolution d’une relation. Un théâtre qui se joue entre l’amour et la mort. »

Syto Cavé

    

Texte de George Mauvois | Mise en scène de Syto Cavé | Avec Daniel Marcelin et Laurence Durand | 1h10 

 

En Chemins
 

Fort de l’expérience de l’année dernière, le Festival 4 Chemins maintient cet espace consacré aux travaux de créations en cours, aux spectacles en chantier. 

 

Vendredi 29 Novembre, 6h PM
Le Centre d’art  | Entrée libre

 

KALACHNIKOV, par Guerschon Hugh-Gelin 

Performance en chantier, kalachnikov est une complainte d’esclaves, d’hommes-femmes-bêtes abandonnés à leur condition animale, de sous-hommes.

 

PLEB ISIT, par Shelo Pleb Mizik 

Pleb Isit  est  d’abord une voix parmi des milliers d’autres qui questionnent le quotidien haïtien. Son slam transpire à la fois la frustration et la soif de changement dans les rapports sociaux.

Samedi 30 Novembre, 10h AM
Jardins FOKAL | Entrée libre 

 

SAISON MACAYA, de Ymelda Marie-Louise  - Lecture mise en espace (France, Haïti)

SPECTACLE JEUNE PUBLIC 

Petit-Frère, dernier d’une fratrie de six enfants, vit avec sa famille très pauvre, dans un petit village loin de la capitale. Il est considéré comme un accident, comme celui que l’on n’attendait pas. Pour prouver sa légitimité au sein de sa famille, il part en quête des ingrédients indispensables pour fêter dignement la saison Macaya. Ce voyage se révélera être une initiation à la rencontre, au partage, à la différence, au vivre ensemble et à l’amitié.

 

Avec Ymelda Marie-Louise | Adaptation et Mise en scène : Jean-Erns Marie-Louise | 1h

Samedi 30 Novembre, 6h PM
Gingerbread restaurant | 500 Gdes  

 

#JE SUIS GAELLE 2.0, de et par Gaëlle Bien-Aimée - One woman show (Haïti)

« La trentaine, l’âge du suicide collectif !» Gaëlle

En 2017, à l’orée de ses trente ans, Gaëlle Bien-Aimée avait créé #JeSuisGaëlle, un one woman show pour parler de la pression sociale qui lui refuse le droit de renoncer à la maternité et au mariage. #JeSuisGaëlle dont le titre s’inspire des ashtag #JeSuis sur Facebook depuis l’attaque de Charlie Hebdo, est une satire sociale. En rébellion à toutes les injonctions qui font obstacle au bien être, ce spectacle tournait en dérision l’obsession pour le sport qui rajeuni, que la musique compas. Deux ans plus tard, #JeSuisGaëlle2.0 questionne la violence, les préjugés, la place des femmes dans la politique. Les obstacles qui les éloignent du pouvoir alors que ce pouvoir abuse d’elles. #JeSuisGaëlle2.0 est une mise à jour de #JeSuisGaëlle et surtout une tribune politique !

 

De et avec Gaëlle Bien-Aimée | Lumières par Jean Ronald Pierree | 1h30

Par 4 Chemins

 

Présentation du travail réalisé durant les résidences de recherche artistique

Dimanche 1er Décembre, 2h PM | DNL

 

HABITER, de Coutcheve Lavoie Aupont - Photographe / en résidence à Canaan et Croix-des-Bouquets 

Art - Folie - Dégradation de l’environnement. Ce projet se construira autour de la question de l’exploitation anarchique des ressources et des espaces naturels et leurs conséquences sur la vie quotidienne et l’avenir des communautés avoisinant Canaan, la banlieue de Croix-des-Bouquets et de Thomazeau, exploitée après la catastrophe du 12 janvier 2010.

 

SOU WOUT LEKOL, de Foujita Capricien - Réalisatrice / en résidence à Saint-Louis-du-Nord

Création d’un court-métrage documentaire sur l’inaccessibilité scolaire, du fait de la distance que doivent parcourir des milliers d’élèves pour se rendre à l’école. Projet réalisé dans la 3eme section communale de Saint-Louis-du-Nord (Lapeyre).

 

RETOUR A VILOKAN, de Arnaud Dandoy - Magicien / en résidence à Saint-Louis-du-Nord

Ce projet artistique explorera le rituel vaudou comme une approche théâtrale de l’illusionnisme. Il vise plus précisément à étudier les rapports entre illusionnisme et cérémoniel vaudou à travers une recherche ethnographique qui aboutira à la création d’un spectacle de magie. 

 

SERE BOUBOUN, de Phalonne Pierre-Louis - Photographe / en résidence à Cornillon Grand Bois

Projet de recherche photographique autour des pratiques de médecine traditionnelle utilisées par les femmes pour guérir les infections vaginales et maintenir leur sexe en bonne santé. Les jeunes filles comme les personnes plus âgées, dès qu’elles commencent à avoir des relations sexuelles ont recours à ces remèdes ancestraux.

Lundi 2 Décembre, 5h30 PM
Espace 4 (Tiboukan, Debussy) | Entrée libre

JEPETEKLERE, adaptation et mise en scène de L’Aveuglement de J. Saramago par Hélène
Lacroix – Théâtre (Portugal, Haïti, France)

Un homme, assis au volant de sa voiture, attend à un feu rouge. Soudain, il perd la vue. Mais sa cécité n’est pas noire, il ne voit qu’une grande « mer de lait ». Un blanc lumineux lui bouche la vue. C’est le début d’une épidémie fulgurante qui se répand au niveau mondial. Le gouvernement prend des mesures sanitaires rapides : les premières personnes touchées par ce « mal blanc » sont mises en quarantaine dans un asile désaffecté. 

 

Adaptation et mise en scène par Hélène Lacroix | Traduction en créole haïtien de Guy Régis Jr | Création sonore et assistante mise en scène Marine Colard | Médiatrice et régisseuse générale Angela Auguste | Voix off : Edouard Baptiste, Joseph Dérilon Dérilus, Eunice Desmornes, Laurence Durand, Sybille France, Sabruna Georges, James Saint-Félix, Staloff Tropfort | Avec Jameson Aristil, Guershon Arre, Angela Auguste, Elinard Augustin, Max Taïlaire Augustin, Carla Barionnette, Eunice Desmornes, Chaïna Malisha Laureine Dumé, Papouche Eugène, Souvens Geffrard, Sabruna Georges, Mackenson Jean Jacques, Réginald Jeune, Rolins Jeune, Guerley Joseph | 30 min

Mardi 3 Décembre, 7h PM
Espace 4 (en face Le Centre d’Art) | 150 Gdes 

 

@ TRENTE ANS, création collective, mise en scène par Michèle Lemoine – Texte et Musique (Haïti)

Il y a cinq ans, le spectacle À Vingt Ans était né du désir de réunir de jeunes auteurs et artistes pour écrire, jouer, chanter, danser leur propre vision – plurielle - de cet âge mythique. L’idée de départ était de travailler avec des artistes à la fois proches et différents dans leurs pratiques artistiques et de proposer un spectacle axé sur une réflexion et une recherche collective. Slam, prose, poésie, musique et danse faisaient vivre le périple doux amer de ceux qui avaient traversé cette saison charnière entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte.

Aujourd’hui ils ont trente ans… En Haïti… Ces cinq années ont passé comme cinq siècles. Qu’est-ce que cela veut dire pour eux ? Que sont-ils devenus ? Qu’est-il advenu de leurs rêves ? Et de leurs révoltes ? Comment est aujourd’hui ? Et que serait demain ?

 

Textes de Pinas Alcera, Gaëlle Bien-Aimé, Jean d’Amérique, Jean Rollet Etienne, Eliézer Guérismé, Léonard Jean-Baptiste, Jehyna Sahyeir | Mise en scène de Michèle Lemoine | Assistant à la mise en scène Eliézer Guérismé | Lumières par Jean Ronald Pierre assisté de Angela Auguste | Régie son Patrick Amazan, Ricardo Guillaume, Christian Laplanche (Authentic Productions & Sounds) | Production Festival 4 Chemins et Fondation Connaissance et Liberté - Fokal | Avec Gaëlle Bien-Aimé, Jenny Cadet, Eliezer Guérismé, Léonard Jean-Baptiste, Ericka Julie Jean Louis, Jean Rollet Etienne, Nehemie Bastien, Jehyna Sahyeir | Musique : Kerby Jimmy Toussaint, Marc Harold Pierre, James Philias, Johnson St Cyr | 1h10

Mercredi 4 Décembre, 10h AM

FOKAL | Entrée libre  

 

LA FONTAINE D’APRES SYLVAIN, de Georges Sylvain, mise en scène Michèle Lemoine - Théâtre (Haïti)

SPECTACLE JEUNE PUBLIC

Cinq comédiens chanteurs et deux musiciens jouent en créole et chantent sur des rythmes « rock and roll » les fables de Sylvain et de La Fontaine dont le sens devient tout à coup lumineux.

C’est en 1901 que Georges Sylvain publie Cric? Crac? Fables de La Fontaine racontées par un montagnard haïtien. Écrites en langue créole, les fables sont adaptées, pas traduites. Les enfants spectateurs découvrent dans chaque transposition l’esprit créateur de Georges Sylvain qui a non seulement écrit les fables en créole haïtien, mais les adaptées à leur « contexte » rural et sociétal propre, celui d’Haïti au début du siècle dernier. Les sujets sont inspirés de La Fontaine mais les personnages de Georges Sylvain parlent, agissent comme ceux du monde haïtien. 

 

Textes de Georges Sylvain | Mise en scène par Michèle Lemoine | Avec Eliézer Guérismé, Jehyna Sahyeir, Miracson Saint-Val, Staloff Tropfort | Musiciens Kerby Jimmy Toussaint, Marc Harold Pierre | Création lumière par Richard Dolin | Régie son par Ricard Guillaume | Production Fokal  | 45 min

Mercredi 4 et jeudi 5 Décembre, 5h30 PM
Le Centre d’Art | 150 Gdes 

 

LA PETITE ONU, de Jean-Michel Ribes, mis en scène par Chelson Ermoza - Théâtre (France, Haïti)

Un couple se déchire mais tout n’est pas perdu. La petite ONU veille, et, casque bleu sur la tête, s’impose en tant que médiateur au sein du couple. Les choses vont-elles pour autant s’arranger ?  

La petite O.N.U est une courte pièce tirée d’un recueil de pièces de théâtre « Des mots pour la vie » de Jean-Michel Ribes

 

Texte de Jean Michel Ribes | Mise en scène par Chelson Ermoza | Assistant à la mise en scène Billy Elucien | Avec Orima Luccene, Esther Montpoint, Rebecca Naurris | Scénographie par Frantz Providence | Lumière par Jean Ronald Pierre | Accessoiriste Farid Sauvignon | Costume et maquillage par Woodline Fleurilus | 1h15 

 

Jeudi 5 et vendredi 6 Décembre, 6h PM
Espace 4 (en face Le Centre d’Art) | 150 Gdes

 

L’AMIRAL, de Syto Cavé, mise en scène par Guy Régis Jr – Théâtre (Haïti)

Un Viejo, bracéro haïtien qui a vécu pendant de longues années à Cuba comme coupeur de canne, revient dans son pays natal tout autre, avec des accoutrements bizarres qui le font passer pour un fou. Il est l’objet de taquineries de quolibets, lancés par les enfants. Bizarrement à cette époque se produit un événement en Haïti qui capte l’attention des médias, des simples citoyens, des politiques, bref tout le monde. Mariéla jeune fille du Bel-Air, possédée par un esprit, grimpe au sommet du mât de sans fil : pilonne le plus haut de la capitale et se met à danser. Cyprien le Viejo se surnomme l’Amiral et décide d’aller à sa rencontre, car, elle seule peut l’entendre, le comprendre et l’aider à changer ce pays. 

 

Texte de Syto Cavé | Mise en scène par Guy Régis Jr | Avec Rolando Etienne | Création sonore et lumière de Dérilon Dérilus Fils | Scénographie de Elise Villate | Images par Hélène Lacroix | 1h

Vendredi 6, 4h PM et Samedi 7 Décembre, 3h PM 
FOKAL | 150 Gdes

 

CINGLEE, de Céline Delbecq, mis en scène par Michèle Lemoine – Théâtre (Belgique, Haïti)

En 2017, dans le monde, chaque jour, 137 femmes ont été tuées par un membre de leur famille, la plupart du temps par leur conjoint ou leur ex-conjoint. En Belgique, une femme est massacrée tous les huit jours. En France, tous les trois jours. Au Canada tous les deux jours et demi. En Argentine, toutes les 24 heures. Au Brésil, une femme meurt toutes les 90 minutes… Cela représente environ six femmes tuées toutes les heures par quelqu’un qu’elles connaissent.

Marta, une haïtienne immigrée en Belgique, lit un jour dans un journal un article relatant le « premier » meurtre de femme de l’année 2017 en Belgique. Depuis lors, elle passe ses journées à dépouiller les journaux, en quête fébrile des meurtres qui suivront et collectionne les articles de presse sur les féminicides. Devant la liste qui s’allonge irrémédiablement et dont elle tient le registre jour après jour, devant les boîtes d’archives qui s’empilent, Marta ne voit d’autre choix que d’écrire à Philippe, Roi de Belgique...

 

Texte de Céline Delbecq | Mise en scène par Michèle Lemoine | Assistante à la mise en scène par Jenny Cadet | Création lumière par Jean Ronald Pierre assisté de Angela Auguste | Costumes de Louisna Laurent | Masques de Youyou | Avec Ketsia Vaïnadine Alphonse, Jehyna Sahyeir, Miracson Saint-val, Staloff Tropfort | Régie son par Ricardo Guillaume | Production BITH - Festival En Lisant / Fondation Connaissance et Liberté - FOKAL | 2h

Conférences, Tous les hommes sont fous 

 

Mardi 26 Novembre, 5h PM | IFH

 

De la Sierra Tarahumara à Ivry-sur-Seine, la folle quête d’Antonin Artaud, par Jean-Pierre Thibaudat

La conférence sera précédée par la lecture de Van gogh le suicidé de la société, par Guy Régis Jr.

 

Jean-Pierre Thibaudat est écrivain et journaliste. Il a dirigé la rubrique théâtre de Libération entre 1978 et 1996 puis il a été journaliste culture, correspondant à Moscou, grand reporter entre 1996 et 2006. D’avril 2006 à avril 2016 il a été conseiller artistique du festival Passages. Entre 2007 et 2015, il tient un blog «théâtre et balagan » sur le site Rue89 et depuis cette date il tient un blog « Balagan » sur Mediapart. Il est également l’auteur de différents ouvrages sur le théâtre. Dernière parution importante : une « Histoire du Festival Mondial de théâtre de Nancy 1963-1983 » (publiée aux Editions Les solitaires Intempestifs), festival créé par Jack Lang qui eut une importance considérable (on y découvrit le Bread and Puppet Theatre, Robert Wilson, Tadeusz Kantor, Pina Bausch et bien d’autres) et où, une année, vinrent des poètes et peintres haïtiens.

Des psychologues, psychiatres, philosophes, artistes viendront débattre autour de la question de la folie. Ces conférences vont être mises en place en partenariat avec l’ISMA (Inisyativ Sante Mantal an Ayiti).

 

Vendredi 29 Novembre, 5h PM | Yanvalou 

 

Les maladies mentales : qu’est-ce que c’est ? par Nathalie Coicou et Dr Wilner Simon (ISMA)

Jeudi 5 Décembre, 5h PM | Yanvalou 

 

Quelle part de folie dans la création, avec Michèle Lemoine et Anyès Noël

Jeudi 5 Décembre, 4h PM | Yanvalou  

 

La folie vue par la philosophie, avec Edelyn Dorismond 

Lectures

 

Une dizaine de lectures seront organisées dans les librairies, bars, restaurants et espaces culturels de la ville, permettant de découvrir des auteurs, des auteures et des textes.

 

Les auteures invitées

 

Céline Delbecq est comédienne, autrice et metteuse en scène. En mars 2009, elle fonde la Bête Noire asbl pour laquelle elle écrit et met en scène des pièces de théâtre s’inscrivant dans un contexte social occidental. Titulaire de nombreux prix, éditée chez Lansman, traduite en plusieurs langues, elle est aujourd’hui artiste associée Théâtre des Ilets/ CDN de Montluçon et au Rideau de Bruxelles.  Cinglée sera le huitième spectacle de la compagnie.

Jeudi 28 Novembre, 4h30 PM | Yanvalou 

DES FOUS EN APOTHICAIRES ÉTALES, de Ducarmel Alcius, par Zulma Lavertu et Kenny Laguerre 

Sur une place, à côté d’un cimetière. Trois fous vêtus de blouses de médecin et trois folles, avec des poupées dans les bras. Nuit. Il y a aussi Marx, Mona Lisa, et une Faiseuse de rêves. Se racontent misère, viols, meurtres. Marx nomme le premier fou venu Chef d’État… Et pourquoi les chiens aboient-ils dans ce lieu improbable où l’on tue bêtes et jeunes rebelles ? Un tohu-bohu macabre où règnent dérision et humour.

Lundi 2 Décembre, 5h PM | IFH

LA TRAGEDIE DU ROI CHRISTOPHE, de Aimé Césaire, dirigée par Daphné Ménard

Fable politique, cette pièce se penche sur un passé qui regorge d’échos à notre présent : comment ne pas reconnaitre, derrière ces hommes qui conservent les noms légués par leurs anciens despotes, les souffrances d’un monde encore malade ? Césaire entrechoque dans un même souffle l’échec d’un roi et le devenir d’un pays, les contradictions d’un homme et l’élan lyrique d’une dignité retrouvée.

Mardi 3 Décembre, 4h30 PM | Yanvalou 

CATHÉDRALE DES COCHONS, de Jean d’Amérique, dirigée par Staloff Tropfort 

Un homme est enfermé dans une cellule depuis six mois. Dehors la révolte gronde. Il entretient une correspondance avec son « aimée ». Un long et beau poèm e : puissance de la parole contre violence et répression. « Je fais travailler ma voix comme on fait travailler les gâchettes dans cette contrée. » 

Jeudi 5 Décembre, 4h30 PM | Yanvalou 

 

 PHARE, de Céline Delbecq, par Hélène Lacroix

« Elle » raconte la force avec laquelle les vagues frappent les parois du phare où ils habitent ensemble depuis 14 ans. Ces déferlantes imprévisibles que son corps reconnaît, qui ne viennent pas que de la mer, qu’elle voudrait à tout prix calmer pour qu’ils puissent continuer à vivre là, même si c’est impossible.

Par ailleurs, tout le festival sera traversé par une série de lecture plurielle de textes traitant de la folie. Pouvant émerger partout, en amont et après nos activités, ce dispositif est réalisé en collaboration avec L’ISMA et l’écrivain Yanick Lahens.  

Projection 

Samedi 30 Novembre, 12h PM – FOKAL

 

ZÉTWAL, de Gilles Elie-dit-Cosaque, 52 min. Avec les Mardi.doc

Connaissez-vous Robert Saint-Rose, l’homme qui a failli être le premier Français à aller dans l’espace ? Années 1970, alors que la Martinique est engluée dans les problèmes sociaux, ce rêveur se met en tête de construire une fusée dans son jardin et de la faire décoller avec comme carburant l’énergie poétique des œuvres d’Aimé Césaire. Conviant des proches, des scientifiques, des personnalités de l’époque, le film retrace le portrait de ce personnage disparu mystérieusement.

Soirées poétiques

 

CAFE POESIE, animé par Mélissa Béralus

Tout au long du festival, Jaden Samba sera le lieu de rencontres autour de la poésie. Cette année, c’est l’écriture des femmes que 4 chemins souhaitent mettre à l’honneur.

 

Mardi 26 Novembre – 7h PM 

Où sont les femmes ? avec Mus’elles

Mercredi 27 Novembre – 7h PM

Et la femme fut

Jeudi 28 Novembre – 7h PM

Littérature féminine : mythe ou réalité 

Lundi 2 Décembre – 7h PM

Erotisme : quand les femmes parlent de leur sexualité 

Mardi 3 Décembre – 7h PM

Pwezi Kreyòl   

Mercredi 4 Décembre – 7h PM

Hommage à Toni Morrison  

Jeudi 5 Décembre – 7h PM

Où en sommes-nous aujourd’hui : les poétesses actuelles

Vendredi 6 Décembre – 7h PM

Sware anboulatcha : Open Mic, musique, lecture, etc

 

Concerts et poésie

 

Jeudi 28 Novembre, 6h PM | IFH

YMELDA MARIE-LOUISE EN CONCERT 

Ymelda Marie-Louise autrice, compositrice, chanteuse et interprète. Née en Haïti, Ymelda habite en Martinique depuis sa préadolescence. Elle a débuté sa carrière de chanteuse dans le zouk et le compas avant de renouer avec ses racines musicales traditionnelles haïtiennes. Avec cinq albums à son actif, la musique d’Ymelda est celle de toutes les rencontres possibles, de toutes les influences assumées. 

Vendredi 29 Novembre, 7h PM
Centre Anne Marie Morisset | Entrée libre

VENDREDIS LITTERAIRES 
CE QUE L’ON DOIT A JEAN CLAUDE CHARLES 

Jean-Claude Charles est né le 20 octobre 1949 à Port-au-Prince. Il laisse son pays à l’âge de 21 ans pour s’inscrire à la faculté de médecine de Guadalajara (Mexique), mais il abandonne très tôt ses études pour rejoindre les États-Unis. C’est à Chicago d’abord et puis à New York où commence l’enracinerrance de cet auteur qui plus tard, dans son œuvre, se définira comme « nomade aux pieds poudrés » et « nègre errant ». « Homme de nulle part », Jean-Claude Charles partage son temps entre New York et Paris comme Ferdinand, le protagoniste de ses deux grands romans, Manhattan Blues et Ferdinand je suis à Paris. Jean-Claude Charles meurt à Paris le 7 mai 2008. À partir de 2015, les Éditions Mémoire d’encrier de Montréal entreprennent la réédition de toute l’oeuvre de Jean-Claude Charles en commençant par une nouvelle édition de Négociations.

Dimanche 1er Décembre, 6h PM
Yanvalou | Entrée libre

SOIREE AUTOUR DE DODO

Dominique Battravile, l’artiste des rues de Port-au-Prince, est celui qui parle le plus ouvertement de sa maladie qu’il supporte toujours avec beaucoup de courage. Nous voulons passer une soirée avec lui, où il nous parlera de folie, de littérature, de mystique, de la reine de Sabba, de l’Empereur Ménélique Ier, de cinéma, de cerfs-volants, et de poésie.

Jeudi 5 Décembre, 6h PM
IFH | Entrée libre

L’APPEL, Daphné Ménard en concert

«Qu’il reprenne les Fugees, Nina Simone ou Summertime, Daphné transmet de surprenantes et touchantes émotions. » Ouest-France 

Après un séjour de quatre mois en France au cours duquel il a accumulé les expériences en collaboration avec le prestigieux Europa Jazz festival, Daphné Ménard revient avec une nouvelle proposition: L’Appel. Un spectacle de musique teinté de son sens touche-à-tout et dans lequel il invite le public à partager son univers éclectique où l’improvisation vocale occupe une place importante. Un précieux moment qui voguera entre chansons baroques, standards de jazz, chansons haïtiennes et nouvelles compositions de Daphné.  L’Appel c’est aussi le titre du nouveau Single issu de sa résidence d’écriture et de composition de Daphné dans la ville du Mans. 

 

Chanteur : Daphné Ménard | Guitare: Ferdinand Jean Baptiste | Basse: Clyde Duverné | Percussions: Marc Arold Pierre 

Soirée de clôture du festival
 

Co-réalisée avec le Festival International de Piano d’Haïti

 

Samedi 7 Décembre, 5h PM
Le Centre d’Art | Entrée libre

 

Concert de piano et violon avec Célimène Daudet et Guillaume Latour 

Au cours de cette première partie,  la pianiste et le violoniste interprèteront un répertoire d’œuvres de compositeurs classiques haïtiens comme Carmen Brouard, Justin Elie, Ludovic Lamothe et Edmond Saintonge. 

La pianiste Célimène Daudet, issue de deux cultures, française et haïtienne, est une soliste dont le jeu est décrit par la presse comme étant d’un « lyrisme séduisant, délicat ou brûlant ». Elle est à l’initiative de Haïti Piano Project dont l’objectif était de faire venir en Haïti un piano de concert et d’y créer le premier festival de musique classique. La première édition en 2017 a réuni 39 artistes et touché plus de 5000 personnes lors de concerts gratuits et ateliers pédagogiques pour les enfants haïtiens. Cette initiative a été relayée par plus de 40 médias différents à travers le monde.

Passionné, curieux, Guillaume Latour aime aller à la rencontre de nouveaux publics. Il innove avec les compositeurs actuels ou grâce à son approche stylistique de ceux du passé. Aussi bien soliste émérite, chambriste recherché que musicien de cabaret tzigane, cet artiste volubile s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses: Philharmonie de Berlin, Suntory Hall à Tokyo, Forbidden city hall à Pékin, Wigmore hall à Londres, Teatro nacional de Madrid, Teatro Colon à Buenos Aires, Library of Congress à Washington, Théâtre des Champs Elysées à Paris…

Hommage de Dingues avec KORAL FOKAL

Pour la clôture du Festival « Tout moun fou», Koral Fokal parcourt en chantant quelques-unes de ces folies, en s’attardant sur les nôtres… Sur des textes français, anglais et créoles, des chansons en tous genres, cultes ou peu connues, sur tous les rythmes, de toutes les époques…

 

Koral Fokal est né du désir de chanter, du désir d’engagement : chanter pour la mémoire et contre l’oubli, chanter pour la justice et contre l’inégalité… chanter l’humain.

 

Conception :  Michèle Lemoine | Direction : Daphné Ménard | Choristes : Wholl-Ins Balthazar, Mario Bonhomme, Régine Cajuste, Rimsky Cassamajor, Myriam Paola Charles, Yves Osner Dorvil, Stéphane François, Kenley François, Farah Hyppolite, Marie Edmonde Jeune, Sandra Louis, Mide Steffi Médard, Ada Medna, Vanessa Odena, Paula Clermont Péan, Gethcé Pierre, Elizabeth Pierre-Louis, Claudia Saint Val, Vanessa Solitaire, Erick Toussaint | Musiciens : Kerby Jimmy Toussaint (guitare), Marc Harold Pierre (percussions), James Philias (piano et accordéon), Johnson Saint Cyr (basse)